CAUSES FAUSTINO PÉREZ :::    
         
               
   

SPECIAL

CAREME AVEC FAUSTINO

 

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FAUSTINO
PÉREZ-MANGLANO MAGRO      
1946 - 1963
Le garçon qui a marqué un but décisif

Si je devais penser à la vie comme à une partie de foot, avec le ciel comme but, alors, un jeune garçon
espa-gnol de 17 ans, Faustino  Pérez-Manglano, mériterait de  gagner la coupe du monde. Avec son désir
de vie religieuse et  son amour de la Vierge Marie comme  soutien, Faustino a fait un tir de grand
champion, drib-blant la douleur et la maladie et réalisant un rapide tir au but, décisif pour vaincre la partie
finale.
1. NAISSANCE ET ENFANCE
Faustino  Perez-Manglano Magro est né le dimanche 4 août 1946 à Valence, en Espagne. Il était l'aîné des
4 enfants du Docteur Faustino Pérez- Manglano Vidal, gynécologue de profession, et de Maria de la
Encarnacion Magro Alonso. Ils choisirent une étrange  façon d' annoncer cette naissance: la page de
ca-lendrier de ce jour-là. Elle marquait en effet le jour heureux de la naissance de leur premier enfant; elle
signalait peut-être la nature transitoire de la vie elle-même. Faustino fut baptisé  au mois d'août de la
même année et confirmé à l'âge de huit ans. Peu de calendriers marquèrent les années de sa vie terrestre.
Comme il l'avait fait pour le sport qu'il aimait tellement, Faustino vécut ces quelles années comme une
montée rapide vers la sainteté.

 

       
               
 

Faustino commença à aller à l'école à l'âge de quatre ans. C'était un enfant joyeux plein de curiosité. L'école de Loreto était tenue par les
Soeurs de la Sainte Famille. Un jour il prit le crucifix d'une des soeurs en lui demandant qui y était représenté. La soeur lui répondit qu'il
s'agissait de Jésus et lui raconta com-ment il fut crucifié. Avec toute la candeur typique de cet âge, Faustino tenta d'enlever les clous, en
de-mandant à la soeur: "Mais tu n'as pas beaucoup pleuré quand il fut crucifié ?"

2.  A L'ECOLE DES MARIANISTES

A  seize ans Faustino fut inscrit au Collège  " Notre Dame del Pilar", dirigé par les Marianistes. Il se pas-sionna pour l'école dès le début.
Il avait de bonnes notes et était heureux de jouer et de participer aux promenades. Il aimait la nature, la natation et la vie au grand-air.
Durant l'année scolaire, Faustino habitait à Valence et passait la plus grande partie de ses vacances d'été chez ses grands parents à Alicante,
sur la côte méditerranéenne, avec une douzaine de cousins. Il fit, là, sa première Communion le 4 juillet 1954, en même temps que sa soeur
Encarna  et trois de ses cou-sins. Dans la propriété des grands parents, il y avait un verger et quelques baraques non utilisées; tout cela
constituait  pour ces enfants remuants un terrain de jeux idéal. Il jouaient au foot, faisaient la chasse aux trésors , campaient et récitaient des
  scénettes, comme savent le faire les enfants heureux. Au début ce fut le cousin le plus âgé qui eut le rôle de chef mais quand ,à cause de
l'âge, il cessa de faire partie du groupe des enfants, c'est Faustino qui lui succéda. Celui-ci savait créer et maintenir l' accord entre tous et de
son sourire plein de joie, uni à son désir que tous soient heureux, naissait un climat particulier de paix. Durant ses années d'école, Faustino
fut , aux yeux de tous, un enfant bon. Un de ses maîtres nota qu'il était enthousiaste,  joyeux et pieux. Mais il apparaissait que Dieu voulait lui
demander quelque chose de plus.

3.  L'USAGE DU ROSAIRE QUOTIDIEN

En octobre 1959, à l'âge de 13 ans, il fit sa première retraite à la "Casa de la Purísima" de Alacuás. Il par-la alors d'un petit problème avec son
père spirituel. Il lui expliqua qu'il avait fait une promesse à  la Ma-done quand il était en cinquième élémentaire: il aurait récité le rosaire , tous
les jours, jusqu'à 1961. ( ou  depuis 1951?)  Quelques  fois, durant l'été, il avait été distrait et n'avait pu maintenir sa promesse. Ce-pendant il
se rappelait exactement les jours où il l'avait oublié et cherchait à les rattraper.   Il indiqua ,au prêtre, le nombre exacte des rosaires non récités.
Le père s'émerveilla  de tant de fidélité de la part d'un garçon aussi jeune. Très sagement celui-ci lui dit de considérer ce manque comme
effacé, il n'était pas nécessaire  faire de promesse ou  de rattraper: suffisait déjà de prier le rosaire le plus souvent possible. Faustino continua
donc  à réciter le chapelet pendant tout le reste de sa vie. Un compagnon de classe se rappelle avoir vu un jour Faustino passer devant lui en
allant à l'école. Il courut pour le rejoindre et se rendit alors compte qu'il récitait le rosaire. Il dit avoir vu  Faustino, avec naturel et sans dire une
parole, mettre le chapelet dans sa main et le ranger, sans cesser de sourire. Il n'en fut pas gêné du tout.

4.  LE JOURNAL, SON AMI ET SON CONFIDANT

  Pendant l'été 1960, Faustino commença  à écrire un journal. La première année il écrivit tous les jours; puis , il continua à la faire mais de
façon plus sporadique. Il écrivit la première fois le 14 septembre 1960, décrivant les premiers symptômes de la maladie de Hodgkin qui devait
l'emporter.
   14-09-60. " Je me suis levé avec la douleur habituelle. Puis je me suis senti mieux. J'ai fini de lire Mario Gaitán: un beau  livre. J'ai aidé Fausto
à arroser les plantes vertes et j'ai dit le rosaire à 9 heures moins le quart."
  La première année le journal ressemble à une sorte d' horaire des activités de la journée. La seconde partie contient des réflexions plus
personnelles, généralement de nature spirituelle. Il ne fut ni un écri-vain ni un sentimental. Il se sentait un écrivain de piètre  talent et plaisantait
sur sa façon d'écrire. Dans une lettre à son cousin Augusto, il écrivait: " Je te raconte beaucoup de choses, mais en style télégraphi-que.
Je voudrais le faire d'une autre façon, mais je n'y réussis pas. Je suis seulement un garçon en-nuyeux." Mais malgré sa difficulté, il décrivit
clairement la présence de Dieu qu'il percevait dans chacun des aspects de sa vie.
    Grand supporter de l'équipe de foot de Valence, Faustino exprime son enthousiasme pour le sport et note les résultats de plusieurs parties.
Il écrit aussi sur les missions : un autre thème qui lui est chère. Le 19 octobre 1960, il écrit qu'il a récité le chapelet, a noté le résultat de la
partie de foot et parle d'une pêche faite à l'école au profit des missions. " J'ai gagné un paquet de Chesterfield de 115 pesetas et je l'ai remis en
jeu car j'ai promis à la Madone de ne pas fumer une cigarette jusqu'à l'été prochain. Maintenant nous avons déjà récolté 1 558 pesetas pour
les missions."
 
5.  LA MALADIE FATALE

   Faustino tomba malade en novembre 1960. En janvier de l'année suivante il écrivait:" Je suis encore ma-lade et je ne sais pas quand je
pourrai retourner à l'école... Même  si ça me coûte beaucoup, je récite mon chapelet  chaque jour , sauf certain jour où je ne l'ai pas fait."
  La maladie  l'oblige à rester au lit pendant presque toute l'année. Les douleurs sont intenses et il doit se soumettre à des séances de
radiothérapie et à de fortes chimiothérapies. Toutefois il continue à étudier à la maison pour ne pas perdre son année.
  En octobre 1960 Faustino devient  postulant de la Société de Marie . Il écrit:" Le programme est difficile mais je pense que j'y arriverai."
Durant la retraite  il fait part de  sa décision:" Je veux tenter l'ascèse du 'oui ': oui à tout ce qui est bon".

6. LA VOCATION

  Durant la retraite annuelle, Faustino  écrit le 22 octobre: " Nous avons parlé de beaucoup de choses mais par dessus tout de ce qui me
touche le plus: quel chemin choisir ? Médecin ? Pharmacien ? Ou peut-être prêtre ? Cette dernière vocation est me tente le plus: peut-être que
Dieu ma choisi ? Il me le dira lui-même. Comme il faut bon ici à Alacuás! Jusqu'à la fin de la retraite, je veux rester en silence: peut-être Dieu
me parlera-t-il ? " Il semble certain que Dieu aie parlé à ce garçon, d'une façon ou d'une autre. Le jour suivant il écrit: "Le Père et moi nous
maintiendrons le silence sur ma vocation jusqu'à ce que nous soyons sûrs que je l'aie vraiment. Je deviens fou de l'immense joie que
l'éprouve. Comme le Christ est merveilleux !"
  Durant les deux ans et demi suivants, Faustino écrit de temps en temps sur sa vocation. Chaque fois il semble plus sûr , plus heureux de ce
chemin de vie. Son désir de choisir  la vie religieuse devint  une aide pour progresser vers la sainteté. Le fait d' entendre l'appel au service de
Dieu le stimule pour être encore plus généreux et l'aide à se détacher toujours davantage des choses de la terre, tout en découvrant le sens de
la souffrance librement acceptée en union avec le Christ. Bien que, humainement parlant, à cause de sa maladie, Faustino n'ait pu réaliser sa
vocation religieuse, il la réalise cependant dans son être pro-fond. En janvier 1962, il écrit dans son journal: " La sainteté est très difficile. Mais
on fera tout pour y arri-ver et qui sait si on ne réussira pas ! ".

7. LA CROIX QUOTIDIENNE
 
 De novembre 1960 à mai 1961, Faustino porte la croix que le Seigneur lui a donnée - la douleur et l'issue fatale de la maladie. Pendant ces
mois, le jeune garçon  décrit ses souffrances et les moments de décou-ragement, bien qu'il les accepte tout en s'assurant que cela n'est pas
de sa faute. Son amour d'enfant pour la Vierge Marie se transforme progressivement en une compréhension plus mûre du rôle qu'Elle fut
appe-lée à jouer. " Chaque jour j'aime davantage Marie, ma Mère.  Grâce à elle, j'aime ma propre mère de plus en plus." Faustino commence
à s'exprimer de façon plus profonde."Jésus fasses que j'aime Marie non seu-lement parce qu'elle est pure, belle, bonne, compatissante, ma
Mère, mais aussi parce qu'elle est ta Mère et tu lui veux un bien infini... Si je veux imiter le Christ, mon Maître, je dois le faire en aimant
infiniment Sa Mère et la mienne."

8. ESPOIRS DE GUERISON

  La santé de Faustino semble s'améliorer. Avec sa famille il se rend à Saragosse, pour visiter Notre Dame del Pilar, et à Lourdes. Depuis des
mois de souffrance il se sent beaucoup mieux malgré son aspect phy-sique peu réjouissant. La chimiothérapie lui a fait perdre ses cheveux et
gonflé corps et visage. Quand sa mère lui demande si le fait d'être vu ainsi par les gens  ne le gène pas, il répond " Pourquoi ? Il n'y a rien de
mal. Si les cheveux tombent, quelle importance ? Ils repousseront."
De Lourdes il écrit:" Il est émouvant d'être avec tous ces malades et de voir la résignation et la foi qui les anime ... J'ai fait le brancardier en
aidant un peu à la piscine et à la Grotte... Je crois que le plus grand mi-racle de Lourdes est le nombre de conversions qui s'y opèrent. Il est
étonnant de voir comment les plus grands malades ne prient pas pour leur guérison mais pour celle de leurs voisins...La prochaine fois que je
retournerai à Lourdes ce sera comme brancardier ." Comme toujours Faustino pense plus aux autres qu'à lui-même.
  Durant l'été 61 il fut donné à Faustino de ne pas s'ennuyer. Avec ses amis, il faisait des promenades à la campagne, allait à la pêche,
s'exerçait au tir à la cible. Il ne lui était pas conseillé de nager mais il accep-tait  avec  tranquillité de faire tout ce qu'on lui demandait de faire.
Sa grand mère se rappelle que, étant donné sa faiblesse physique, il lui était donné un verre de chocolat au lait à chaque repas . Parlant avec
ses cousins de leur nourriture préférée, sans réfléchir,  il déclara qu'il ne supportait pas le chocolat au lait car il lui donnait la nausée. Etonnée
sa grand-mère lui demanda pourquoi il ne l'avait pas dit plus tôt. Faustino répondit:" Chère grand-mère tu me l'a donné avec tant d'affection
que je ne voulais pas te dé-plaire." Encore une fois , Faustino avait fait passer les désirs des  autres avant les siens.
  Cet hiver là, Faustino demande la permission d'aller à la campagne avec ses amis. Ses parents ne le lui permirent pas  mais lui
conseillèrent d'y aller plutôt au printemps si sa santé le lui permettait. Il écrit dans son journal: " Je me suis senti très déçu... Je remercie Dieu
car maintenant j'ai dépassé cette décep-tion. J' offrirai ce sacrifice pour les missions. Je souffrirai volontiers pour eux."

9. LE DETACHEMENT DE L'ARGENT

   Durant la retraite de 1962, Faustino pense à sa vocation et commence à apprendre le détachement. " Je pense que ma vocation soit d'aimer
Christ avec le désir  infini de le servir de la meilleure façon possible. Ce désir signifie aussi, si c'est nécessaire, de mourir pour Lui."
Econome par nature, Faustino n'aimait pas dépenser son argent pour des choses frivoles. Durant cette re-traite, il surprit  son directeur
spirituel en disant qu'il se sentait trop attaché à l'argent. Il prit ses écono-mies et les envoya , sous forme de livres, aux missions du Japon.
  Faustino commençe à penser aux problèmes du monde. Il écrit:" Pour beaucoup de chrétiens Dieu est un problème. ils ne veulent pas que
Dieu les ennuie ou les dérange. " L'argument fut discuté et approfondi au cours des réunions et Faustino commença à nourrir un grand intérêt
pour les cours de sociologie. "Notre vie est trop facile. Nous sommes en péril. Tout est aisé et nous n'affrontons aucune vraie difficulté. Tout se
déroule comme nous le désirons. On devrait être plus simple..." Non content de la théorie, Faustino se concentre sur les faits, réalisant de
petites choses qui étaient à sa portée. Il décida, avec son ami Ernesto, d'aider un jeune garçon de 14 ans qui travaillait comme ouvrier. Il lui
donna des habits, de la nourriture, des médicaments et il allait le trouver en ami.

10.  DERNIER ETE ET VOYAGE  EN EUROPE

  Durant le printemps 1962, les parents de Faustino lui permirent  enfin de retourner à la campagne. Avec sagesse ils choisirent de le laisser
profiter  à plein de la brève vie que Dieu lui avait donnée. Malgré sa mauvaise condition physique, il en fut profondément heureux. Durant le  
mois de juin, il fait ses premiè-res promesses dans la Congrégation. Il eut la joie, durant l'été , de partir en France et en Suisse, avec ses
compagnons. Dans une de ses notes il écrit: " J'ai cherché de me rendre utile le plus possible." Ses com-pagnons soulignèrent que  de se
rendre toujours plus disponible faisait vraiment partie de son caractère.
Sa dernière année scolaire fut l'année de la maturité. En automne, la maladie se fit plus agressive. Les cures étaient désormais inutiles.
Faustino, avec la détermination de toujours et l'aide de sa mère,  s'habil-lait pour aller à l'école. mais il ne pouvait y rester que la demi-journée
et ensuite il étudiait au lit pendant l' après-midi. En janvier 1963 son corps était enflé et la douleur le tourmentait. Il accomplit son dernier devoir
scolaire - la retraite spirituelle annuelle - vers la fin du mois. Dans les notes relatives à cette re-traite, nous lisons une observation émouvante
sur la mort: " On doit maintenant accepter la mort. Mourir avec la Vierge Marie est merveilleux. Jésus fait que ma dévotion à Marie soit chaque
jour plus grande.  Je veux être profondément uni à Elle. Elle m'aidera à mourir, et je mourrai  comme un vrai saint. Que je laisse venir la mort
quand et où Dieu voudra. Celle-ci arrivera à l'heure, au lieu et de la façon qui sera pour moi la meilleure, envoyée par notre Dieu Père. Sœur la
mort soit la bienvenue." Souvent , pendant cette re-traite, Faustino écrit: " Sainte Vierge, enseigne moi à comprendre la valeur  de la mort.
Enseigne moi ,Seigneur, la valeur de la souffrance."

11. ' PRET à MOURIR'

  Le 4 février, le Père décide de parler clairement avec Faustino. Il lui révèle la gravité de sa maladie.  Faustino  lui dit avec une certaine ironie:"
Je voyais que les docteurs ne savaient plus à quel saint se vouer." " Es-tu prêt  à mourir si Dieu le veut ?" demanda le  prêtre.
" Qu"en dites-vous Père: je suis prêt, n'est-il pas vrai ? " Refoulant ses larmes, Faustino confessa: " Seulement cela me déplait beaucoup pour
ma maman et mon papa. Comme ils en souffriront !"
  Le 9 février il reçoit le Sacrement des Malades. Dans la dernière mention de son journal il exprime sa joie de l'avoir reçu. " C'est merveilleux
de l'avoir reçu en sachant  pleinement ce que j'ai reçu." Il renouvelle ses promesses du baptême et écrit : " Aides moi à offrir ces petits
inconvénients pour les besoins du monde."

12. DEVENIR UN SAINT

   Faustino, qui était un garçon normal, était content quand ses compagnons venaient le voir et lui ra-contaient ce qui se passait à l' école.
Il lisait beaucoup , priait et recevait la communion chaque jour. Le père lui rendit visite et demanda s'il tenait toujours ses objectifs de retraite.
" Oui, père: devenir un saint." " Bien. Tu t' efforces  vraiment de le devenir  ? " Avec un grand sourire, Faustino répondit: " Vraiment ! Je pense
que cela est une bonne méthode; qu'en pensez-vous ?"

13. MÛR POUR LE CIEL

   Dimanche 3 mars, le Père vint lui faire une visite. Même si Faustino ne se lamentait pas , il était évident qu'il souffrait. Ses mains tremblaient
et quand le Prêtre lui demanda s' il était nerveux, Faustino répondit : " Non, père, c'est seulement mon corps. Voilà si longtemps que je n' arrive
pas à dormir. Mais en moi, je suis en paix."
  Le prêtre lui confia quelques demandes pour le ciel; l'une d'elles était de consoler ses parents. Faustino promit d'emporter avec lui ces
demandes. Puis il lui donna une bonne nouvelle: il reviendrait demain pour recevoir ses vœux comme marianiste. La  permission spéciale
venait de lui  être donnée, en considération de son désir et de la gravité de sa situation. Mais Faustino fut marianiste seulement de désir.
  Les dernières douleurs passèrent quand l'œdème commença a envahir ses poumons. A 11 heures il de-manda à boire. Voyant que sa mère
ne quittait pas son chevet, il lui demanda d'aller se reposer. Quelque minutes après il lui demanda de venir l'aider. Pendant que sa mère le
soutenait, Faustino eut un sursaut et expira entre ses bras.

14. L'ULTIME LECON DE FAUSTINO

   Faustino Pérez-Manglano était un garçon  tout à fait normal et heureux, qui irradiait de joie et de séréni-té. L'exemple de sa vie, vécue dans la
  sainteté, a conduit à ouvrir son procès  en béatification. Ses restes furent transférés en 1986 du cimetière de Valence à la chapelle du Colegio
del Pilar, où il fut élève. A cette occasion, les paroles du Père, alors Supérieur Général des Marianistes, furent: " Sa présence silen-cieuse sera
un encouragement pour chacun d'entre vous, enseignants, parents, étudiants. Chacun se souviendra que, en cette vie, nous ne devons pas
nous contenter de peu, mais que nous avons la possibi-lité - que nous devons choisir - d'arriver à un idéal chrétien et humain élevé, en vue
d'améliorer le monde."

(Texte traduit de l'Italien par Louis Thabourey, S.M.).